des nouvelles de Jean-Jacques notre fromager

Le 17 Juin 2011-07-18

Bon­jour à tous

J’espère être dans les foins cette semaine : l’accumulation de sto­ckages de nour­ri­ture pour les ani­maux sera cru­ciale

Il  se dit beau­coup de véri­tés et de contre-vérités avec la sèche­resse, mais il est vrai que la matière dis­po­nible c’est la paille car elle est ordi­nai­re­ment “per­due ” enter­rée par les labours, mais atten­tion sa valeur nutri­tive est très faible : elle est plus un lest qu’une matière éner­gé­tique…

En tout cas, chaque année, j’ai l’impression de me répé­ter en disant que nous sommes frap­pés de plein fouet à cause de nos pra­tiques agri­coles qui depuis un demi-siècle, ont fra­gi­lisé nos sols; ceux-ci ayant perdu une bonne par­tie de leur stock d’humus et donc de leur réserve en eau (l’an passé j’avais estimé cette perte “sèche” de la réserve d’eau dans les sols culti­vés en agri­cul­ture inten­sive , à 150 mm de pluie, soit les besoins en  eau de la végé­ta­tion  pen­dant 30 jours consé­cu­tifs de sèche­resse intense

Ici pour le moment les sols et l’herbe résistent… en espé­rant que cela conti­nue, car nous sommes encore tôt en sai­son, nous allons trou­vés cer­tai­ne­ment le temps long avant les tra­di­tion­nelles pluies d’automne !…

J’ai réservé 50 tonnes de luzerne et je recherche de la paille (120 tonnes) pour les litières, pour les prix on espère qu’un prix indi­ca­teur déter­miné par la chambre d’agriculture met­tra fin aux  rumeurs de spé­cu­la­tions (jusque 60 euros l’andain de paille non pressé !…) rai­son­na­ble­ment, l’andain de paille à prendre sur place devait res­ter en deçà de 20 euros/tonne.

J’ai la chance d’avoir déjà trouvé des céréa­liers qui, par soli­da­rité avec un éle­veur, m’ont offert de la paille à 10 euros/tonne l’andain de paille, merci infi­ni­ment à eux !…

Il est à noter que pour la litière on peut faire appel à de la paille non bio, c’est par­fai­te­ment auto­risé.

Ici les prai­ries soient dotées de nom­breuses flores (on appelle cela la bio­di­ver­sité !…) et qui se com­plètent ; la quan­tité de lait mesu­rée, chaque jour, est le meilleur indice de la qua­lité de la prai­rie pâtu­rée ce même jour !…; ainsi : j’ai, maintes fois, noté que les prai­ries qui résistent le mieux à la sèche­resse esti­vale et qui nour­rissent le mieux les ani­maux, et qui  plaisent le plus à ces mêmes ani­maux,…    sont celles à la flore la plus diversifiée…jusqu’à 50 espèces dif­fé­rentes, … à médi­ter,…

“La bio­di­ver­sité, vous dis-je !…”

 

Posi­tive pen­sée

J.J.B.

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